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Les partis pris

LES PARTIS PRIS

Le bio sur les coteaux est un engagement que Christine Vernay n’interroge plus. Elle s’y est engagée en 1996, l’ensemble du Domaine est désormais certifié.

VITICULTURE BIOLOGIQUE

Depuis plus de 20 ans Christine Vernay travaille sur la culture biologique. Se considérant comme dépositaire d’une terre dont elle a la responsabilité de prendre soin, elle s’est engagée bien avant que ce soit une mode ou une urgence, et a réussi aujourd’hui à démontrer que, s’il est difficile de travailler des vignobles en forte pente en culture biologique, c’est cependant possible.

VITICULTURE HEROIQUE

Paillage, enherbement, …. Elle n’a de cesse d’expérimenter, et consacre aujourd’hui l’essentiel de ses investissements à la mise en place de techniques de culture durables qui préservent l’environnement et servent incontestablement la pureté de ses vins.

BIODYNAMIE

Si la culture biologique relève selon Christine Vernay d’une éthique, elle s’oriente vers la biodynamie par philosophie :
« Cela fait plus de 20 ans que je travaille sur l’agriculture biologique, même si je n’ai engagé la demande de certification que récemment. C’est avant tout une éthique profondément ancrée dans les valeurs du Domaine, plus qu’une stratégie commerciale… En 20 ans, j’ai montré qu’on pouvait faire du bio même sur les coteaux, que ça avait un prix, mais que c’était possible. J’essaie d’aller encore plus loin, vers la biodynamie qui est plus une philosophie, un parti pris personnel. La culture biologique, elle, répond à une responsabilité. Mais c’est une très belle aventure et je commence à sentir le résultat dans mes vins. Aubert de Villaine dit des vins issus de cette culture qu’ils ont davantage de transparence. Je trouve qu’ils ont aussi une autre vibration. Mais tout est dans la finesse de l’écoute ! ».

PRESERVER LES COTEAUX

Les coteaux de Condrieu et de Côte-Rôtie sont des patrimoines précieux à double titre : ce sont des terres de vignes à maintenir cultivables ou à rendre cultivables, et des patrimoines paysagers essentiels. Ils demandent un entretien régulier pour la remise en état des murets en pierres qui soutiennent les terrasses et des escaliers qui relient les terrasses.
Si Georges Vernay est reconnu pour avoir sauvé ces coteaux, Christine veille dessus en héritière qui prend soin de ce qu’on lui a transmis, mais autant en viticulteure avertie et en responsable d’un Domaine qu’elle conduit et développe selon ses valeurs et ses partis pris.
Elle remonte ainsi régulièrement des chaillées, replante, veille à maintenir ce patrimoine exceptionnel.

LE CHOIX DES PLANTS

En 2019 Christine Vernay a remonté des chaillées sur le coteau de Vernon et replanté.
Elle a fait le choix de plants en sélection massale : raisonné, et engagé.

L’ENTRETIEN DU SOL

Au Domaine, on trouve 4 modes d’entretien des sols en fonction de la configuration :
Pioche : dans les endroits les plus difficiles d’accès,
Treuil : lorsque les terrasses sont suffisamment longues et accessibles,
Cheval : pour les bas de coteaux,
Fil (en complément de la pioche).

LES TRAITEMENTS

Sur les coteaux, les traitements ne sont pas plus mécanisables que le reste : ils se font à dos d’hommes, avec des atomiseurs, dans des conditions physiques éprouvantes.

LE COUT DU BIO

Le bio sur les coteaux c’est avant tout une histoire de main d’oeuvre : il faut pouvoir traiter vite, et simultanément plusieurs parcelles.
Au Domaine on compte plus d’1 personne à l’hectare, tous travaux confondus.
Le parti pris de la viticulture biologique engendre ainsi une majoration du coût de production de 30%.